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L'enfance



Que de rêves égarés

Nous souhaitâmes retrouver

Venant d’une musique sourde

À elle seule, raconte des bourdes

Comprendre le passé

Se vêtir de pureté

Arborer la joie

Et brandir l’innocence

C’est là, le secret de l’enfance

 

 

Sublime éloquence

Tant désirée

Pour un dessein obscur

Mystère de l’âme

Qui prend de l’âge

Vieillit, se ternit

Prônant l’apathie

Par conformité

La carence d’émotions

Pour vivre de promesses

Rêver de gloire

Qui pourtant lointaine

Ne fait que s’éloigner

Plus on nage pour y toucher

Y poser sa main

Et se croire sauvé

La poursuite du bonheur

Alors qu’il est là

Devant et derrière

Il suffit de le voir

D’écouter

Jamais nous n’avons changé

Les désirs demeurent

Les pulsions subsistent

Simplement rejetés

Ils se noient

Abandonnés

Par le manque de foi

Mais elle est là

L’enfance

Celle qui anime l’esprit

Fait battre le cœur

Enrôle notre âme

Dans un jeu sans fin

Auquel on prend plaisir parfois

Un plaisir insidieux

Que d’y succomber

Nostalgie la ponctue

Elle s’en évertue

Lui rendant beauté subtile

Elle restera désirée

Traîtresse prévoyante

Avertie des affres de l’âge

Ainsi elle demeure

Elle habite notre cœur

L’enfance

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